En quoi Stan Wawrinka est un modèle de talent et pugnacité

En quoi Stanislas Wawrinka est un modèle de talent et de pugnacité

Stan Wawrinka arrive au soir d’une belle carrière de tennisman, il est en train de revenir petit à petit, après une longue absence due aux blessures et une période riche entre 2013 et 2017, avec 3 tournois du grand chelem, réussissant à sortir de l’ombre de son illustre compatriote. Voyons en quoi Staminal est un admirable joueur de tennis .

 

La technique très fluide de Stan

Stanislas Wawrinka n’est pas adulé par le Big 3, mais sa qualité de frappe figure parmi les meilleures du circuit et de sa génération. Quand il a le temps de frapper la balle (et les de développer son jeu ( format en 5 sets),  il peut déjouer n’importe qui .

En l’occurence à Roland Garros en 2015, Stanislas Wawrinka battait entre autres Federer puis Djokovic dans une finale mémorable, il n’était nullement gèné par les attaques adverses, de par les conditions lourdes et lentes. Wawrinka avait le temps de s’installer loin derrière la ligne de fond de court et y mener le jeu, et en ajoutant une bonne condition physique et un esprit détendu, tout les ingrédients était réunis.

En quoi Stan Wawrinka est un modèle de talent et pugnacité

Stan the Man est l’un des seuls joueurs avec un revers à une main qui a été en mesure de contenir et attaquer les coups droits de Nadal sur la diagonale de revers, avec Federer depuis 2017. Il est également l’un des rares joueurs à avoir pu dominer Djokovic en duel de revers.

Techniquement Wawrinka est un modèle pour apprendre le revers lifté à une main. Son coup est simple, compact et solide comme le roc, qu’il frappe une balle basse ou haute. Son revers est si bon qu’il n’a même pas besoin de le contourner pour frapper en coup droit, il peut faire des coups gagnants en revers autant croisé que long de ligne, un gain de temps et d’énergie.

Roger Federer a plus de variété et un revers coupé bien meilleur, mais le revers lifté de Wawrinka est capable de neutraliser n’importe qui, même Djokovic.

Stan Wawrinka frappe son coup droit avec une semi fermée comme la plupart des joueurs, mais son geste est plus simple et plus compact, en plus d’être élégant.

 

Wawrinka est moins grand que ses concurents (1m82) mais son service est excellent, une arme de précision qui dépasse fréquement les 200 km/h en première, sans employer beaucoup d’effort . Quand il sert bien il est très difficile pour ses adversaires de gagner son engagement, d’autant que Stan a également une très bonne deuxième balle de service avec beaucoup d’effet.

Les statistiques le confirment, Wawrinka  figure parmi les meilleurs taux de réussite de points derrière sa seconde balle et en jeu de services remportés, cependant il est loin des meilleurs joueurs en pourcentage de première balles, sa taille y est pour quelque chose, mais cela prouve que sa technique est remarquable et que lorsqu’il est bien réglé sur son service il devient très dangereux.

En quoi Stan Wawrinka est un modèle de talent et pugnacité

Les points faibles de Stan Wawrinka sont le retour de service et son déplacement.

Stan est un joueur très talentueux mais un peu moins stakhanoiviste du conditionnemeent physique, il n’a jamais été très mobile sur le terrain et ne monte rarement à la volée, même lorsqu’il a l’avantage dans l’échange, se privant ainsi l’écourter de nombreux points, ce qui explique ses faibles résultats sur gazon et indoor. En retour de service, il se contente souvent de remettre avec un slice, laissant l’avantage aux serveurs. Il se prive malheureusement de mettre plus de pression sur ses adversaires .

Cet handicap a sans doute contribué à ce que Stanimal soit davantage considéré comme un outsider important qu’un membre du big4 ou big5 contrairement à Andy Murray.

 

Une force mentale hors du commun

On connait tous ce geste de Wawrinka qui pour pointe sa tête avec son doigt, pour affirmer la ténacité mentale qu’il a tant travaillé pour arriver au plus haut.

Stan Wawrinka a un parcours assez particulier, assez tôt il se hisse dans le top 100 et top 50, puis il a longtemps stagné dans le top 20, pour ensuite se révéler au plus haut niveau en 2013 avec une demi finale à l’US Open, entrée dans le top et surtout 2 marathons en 5 sets contre Djokovic. Et enfin la confirmation en 2014 en gagnant l’Open d’Australie avec un duel gagnant en 5 sets contre Novak, il a dépasser ses limites mentales pour franchir un cap.

C’est un exemple de persévérance pour tout ceux qui pensent avoir un plafond de verre infranchissables, au tennis et ailleurs. L’arrivé de Magnus Norman comme entraîneur en 2013 a probablement provoqué en partie ce déclic.


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