La colere Au Tennis

Comprendre la frustration et la colère au Tennis

Les prédispositions à la colère

Les joueurs de tennis qui expriment leur colère pendant les matchs sont souvent des joueurs envahis de frustrations. Celle-ci apparaît particulièrement lorsque les joueurs de tennis se fixent des objectifs un peu trop élevés avant le match. S’interdire de perdre, trop de motivation, être perfectionniste, mettre la barre trop haute et la recherche absolue de la reconnaissance des autres au travers des résultats obtenus sont des prédispositions à la frustration. Il faut savoir aussi qu’elle se construit en dehors des courts, bien avant même de commencer à se battre contre son adversaire.

Le tennis est un sport de gentlemen. Cela veut dire qu’il s’agit d’un sport ou la maîtrise de soi fait partie du jeu. Autrefois, exprimer sa colère pendant un match aurait été jugé comme un manque de respect auprès du public. Depuis les fameuses démonstrations colériques sur-médiatisées de John McEnroe à presque chaque perte de points, il s’avérerait qu’aujourd’hui cela fasse partie du spectacle. Autrement dit, à moins de ne tomber sur un arbitre vieux jeu, respectant la discipline du sport à a lettre, annonçant les « blâmes » à chaque dépassement du joueur, il semble qu’il soit possible d’exprimer sa colère au tennis sans encourir de trop graves sanctions.

Les déclencheurs et les conséquences de la frustration

Les déclencheurs de la frustration et de la colère pendant un match sont les causes de la perte de contrôle des émotions des joueurs. Perdre des points, faire des fautes que l’on estime « bêtes », recevoir des critiques des autres, se sentir empêché d’atteindre son but, le comportement de l’adversaire sont autant de déclencheurs d’émotions négatives. Des réactions et des émotions comme l’hostilité, le ressentiment envers les proches et les autres, l’agitation, l’impuissance, le découragement, tout ceci enveloppé de colère peut déstabiliser totalement un joueur.

Les conséquences de la frustration peuvent se traduire de plusieurs façons. L’autocritique négative, la crispation, la perte de confiance en soi, l’envie d’abandon et la plainte. Cela est forcément une des plus grandes causes, si ce n’est de perte en premier cas, d’abandon total du tennis en second. Autant dire qu’il faille savoir se préparer adéquatement et mentalement pour entreprendre de jouer un match à 100%.

Ce que la colère peut avoir de bon

Evidemment, comme pour toute chose, il faut toujours être à la recherche du juste milieu. Ne pas exprimer sa colère, est ce mieux ? Non ! Si un joueur n’a pas pris le temps de s’entraîner à la maîtrise de ses sentiments, n’a pas cherché à faire le tour de son comportement pendant un match, n’a jamais pensé à s’améliorer pendant ces moments de faiblesse, des démonstrations de colères, à la condition que celles-ci soient étudiées de sorte à jouer en sa faveur peuvent être utiles.

Un cri de colère peut être libérateur. Il peut redonner un nouveau souffle et détendre le joueur si celui-ci se reprend tout de suite après. Il peut être utilisé parfois pour déstabiliser l’adversaire aussi, si celui qui est en face est aussi un colérique. Il peut aider à gagner du temps et se recentrer sur le jeu. Il peut aussi faire le « show » et dans certains cas gagner la sympathie du public. Maintenant, sans aller dans les excès comme casser sa raquette et les insultes, tout n’est plus qu’une question d’éducation.

Conclusion

Le tennis, tout en étant un sport très physique, est sensé rester un sport classieux. L’effort doit être fait par toutes les fédérations pour l’aider à garder une image digne de ce que ces inventeurs ont tenu à lui donner dès le départ. Sans aller aussi dans certains excès, même si sa popularité est légitime, il faudrait pousser pendant les entraînements tous les joueurs au respect de cette discipline.

http://www.welovetennis.fr/polemique/81659-la-colere-de-murray


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